Le cours d'anglais n'en finissait pas, à tel point que j'en arrivais à me demander si quelqu'un n'avait pas arrêter l'horloge, ou bien le temps. Je sentais de temps à autres les regards de Jessica et Mike, mais n'y prêtais pas la moindre attention. Je savais que les habitudes qu'avaient les Cullen à ne pas se mêler aux autres, rendaient perplexes bien des personnes, mais ce qu'avaient dit Jessica et Mike était de trop. Peut être mon amour pour Edward et mon amitié pour sa famille faussait mon jugement, mais je ne supportais plus toutes ces critiques et ces chuchotis, cela devenait plus qu'insuportable. Au bout de ce qui me sembla être des milliers d'années, la sonnerie se décida enfin à retentir, me libérant du calvaire qu'était ma vie de lycéenne. Dans ma hate de sortir de classe et de me retrouver avec Edward, je faillis trébucher sur Lauren qui proféra à mon encontre des paroles toutes aussi charmantes que les unes que les autres. A bien des égards, elle me faisait penser à Rosalie, la beauté en moins, bien évidemment. A ma plus grande déception, ce n'était pas Edward qui m'attendait, appuyé contre le mur, mais Alice.
Alice : Salut Bella.
Moi : Salut Alice, mais qu'est-ce que tu fais ici ?
Alice était à mes côtés et m'entraînait déjà par le bras. Plus petite que moi, son visage parfait et ses cheveux coupés à la garçonne me faisaient penser à un lutin en bien des points, mais Alice était certainement l'une des personnes les adorables qu'il m'avait été donné de rencontrer dans ma courte existance.
Alice : Edward n'est pas allé en cours.
Moi : Quoi ??? Où est-il ?
Alice : Je n'en ai malheureusement pas la moindre idée. Il a refusé que je l'accompagne et tu sais comment est Edward, quand il a décidé quelque chose, rien ne personne ne peut le faire changer d'avis.
Moi : Alice ?
Alice : Oui ?
Moi : Est-ce que tu penses que la réaction qu'a eu Edward tout à l'heure est liée avec la vision que tu as eue ?
Alice : Ca ne fait aucun doute, je pense qu'il a du sentir quelque chose.
J'étais de plus en plus inquiète. Qui étaient ces vampires ? Etaient-ils mauvais ? Alice du percevoir mon angoisse, car elle me serra le bras et me souria, gestes qui se voulaient rassurants.
Alice : Ne t'en fais pas Bella, il n'arrivera rien à Edward.
Moi : Comment peux-tu en être aussi sûre ?
Alice : Tu sembles oublier que je peux voir l'avenir. Ecoute, je ne sais pas ce qui se trame, ni qui sont ces nouveaux venus, mais si ils représentent une quelconque menace, on s'en occupera, je te le promets.
Bien que ça ne fasse pas parti des dons d'Alice, ses paroles avaient toujours le don de m'apaiser, de me redonner confiance en l'avenir quel qu'il soit. Alice s'assit à une table vide, devinant que je ne préférais sans doute pas déjeuner en comagnie de sa soeur.
Moi : Je peux te poser une question ?
Alice : Bien sûr, je t'écoute. Que veux-tu savoir, Bella ?
Moi : C'est à propos de Rosalie, je voudrais bien savoir ce que je lui ai fait pour qu'elle ma haïsse autant.
Comme si l'intéressée avait entendu ce que je venait de dire, elle jeta un regard noir dans notre direction, avant de reporter son attention sur Emmet, avec qui elle discutait.
Alice : Qui est-ce qui t'a mit dans la tête que Rosalie te déteste ?
Moi : Sa manière d'être avec moi, je dirais.
Alice : Bella, ne crois surtout pas que ma soeur a quelque chose contre toi, car ce n'est pas le cas du tout. C'est une manière un peu brusque de sa part de se protéger. Depuis qu'elle est comme nous, Rose a toujours peur que quelqu'un ne découvre notre secret, et maintenant que tu es au courant, j'imagine qu'elle a peur que tu ne le dévoiles.
Moi : C'est absurde, jamais je ne ferais une chose pareille.
Alice : Je le sais, tu n'as pas à me convaincre, mais la confiance est une chose que Rosalie n'accorde que très rarement. J'imagine que si elle arrive à te faire confiance, les tentions qu'il y a entre vous ne seront plus.
Tandis que je grapillai mon assiette, Alice regardait derrière moi.
Alice : Tes amis ne nous aiment pas, n'est-ce pas ?
Moi : Je ne crois pas.
Alice : Et moi qui croyait que mon charisme vampirique n'aurait que des avantages ...
Jouant le rôle qui était d'ordinaire attribué à Edward, Alice m'escorta jusqu'au cours de chimie, où je me trouvais seule. Edward ne refit pas son apparition de la journée. Les ostilités qui ne faisaient que grandir entre Jessica et moi reprirent du serice à la fin du cours de sport, tandis que nous nous changions. Seulement cette fois, Lauren était là pour prêter main forte à mon ancienne amie.
Jessica : Cullen n'était pas là aujourd'hui Bella ?
Moi : Tu étais là toi aussi, alors pourquoi poses-tu la question ?
Lauren : C'est qu'elle mordrait presque.
Moi : Boucle la Lauren, tu rendras service à tout le monde.
Jessica : A toi tu veux dire ? Ne généralise pas ton cas Bella, tout le monde n'est pas forcé de penser ou d'aimer les mêmes choses que toi, bien que ce soit difficile à reconnaître pour Miss Isabella Swan.
Tout le monde riait de ce que venait de dire Jessica, à croire qu'il s'agissait là de la blague de l'année. Seule une fille que je n'avais encore jamais vu ne riait pas. Elle restait dans son coin, se rhabillant rapidement. Lauren suivit mon regard, et un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres.
Lauren : T'es nouvelle toi ?
... : Qu'est-ce que ça peut bien te faire ? Autant te le dire tout de suite Lauren, tu ne m'impressionnes pas, alors laisse tomber.
Lauren et Jessica en restèrent bouche bée, sous le choc que cette rebelle ait osé lui tenir tête. Enfin prête à sortir, je passais devant elle en lui souriant, sourire qu'elle me rendit. Comme promis, Alice m'attendait, ses courts cheveux noirs encore plus en bataille que d'habitude ce qui me fit sourire. La plupart des filles ici trouvait qu'Alice Cullen était une adolescente sans aucun respect pour elle-même, allant même jusqu'à la traîter de souillon. La fille qui avait tenu tête quelques minutes plus tôt à Lauren et Jessica passa devant nous tellement vite que je crus qu'elle avait le feu à ses trousses. Alice la regarda avec étonnement avant de retrouver son air malicieux et de reporter son attention sur moi.
Alice : Edward est à la maison avec Carlisle. Je t'y conduis ?
Heureuse d'avoir l'occasion de revoir celui que j'aimais tant, je fis oui de la tête. Nous nous dirigions vers la voiture d'Edward, qu'il avait laissé sur le parking. Alice semblait pensive, tandis qu'elle jetait de temps en temps des coups d'oeils dans ma direction, comme si elle voulait me dire quelque chose, mais qu'elle ne savait pas comment l'annoncer.
Alice : Elles te mènent la vie dure, pas vrai ?
Moi : On peut dire ça.
Un sourire s'étira sur le visage d'Alice et plus que jamais, j'aurai juré qu'elle était vraiment un lutin.
Alice : Je peux les mordre si tu veux ?
Moi : Je vais y réfléchir. Dis Alice, tu connais cette fille ?
Alice : La nouvelle ? Non, c'est la première fois que je la vois. Je l'aime bien cette petite, elle sait parler, j'aime ça.
Moi : Il y a quelque chose.
En effet, il y avait quelque chose. Tout était sur le point de changer et une nouvelle aire allait commencer. Fréquenter les Cullen m'apprenait de plus en plus de choses, surtout en ce qui concernait la vie ... et la mort.
A votre avis, pourquoi Edward était-il absent ?
Que pensez-vous de l'amitié Alice - Bella ?
De l'attitude de Lauren et Jessica avec Bella ?
De la nouvelle ?
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