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Aujourd'hui encore, je me demande comment les choses ont pu évoluer de cette manière. Il y a quatre mois à peine, j'étais Bella Swan, la petite nouvelle au lycée de Forks, petite ville sans histoire, ennuyeuse à mourir et voilà qu'aujourd'hui j'étais amoureuse d'un vampire. Vampire, l'évocation seule de ce mot suffit à me faire frissonner de la tête aux pieds. Parfois, je me dis que tout ceci n'est qu'une rêve, que je vais me réveiller d'une seconde à l'autre et que je ne serais plus que Bella. Mais dès que mes yeux se posent sur le visage angélique d'Edward, je sais que tout cela est bien réel.

... : Bella, qu'est-ce que tu fais ? Tu vas finir par te mettre en retard.

Mon père, Charlie Swan, chérif de la ville de Forks. L'homme le plus adorable du monde, peut être le plus naïf aussi. J'ai beau lui mentir sur mes activités para scolaires, il n'y voit que du feu. J'ai honte d'agir de la sorte, mais je ne peux tout de même pas lui dire la vérité, c'est impossible. J'en ai fais la promesse.

Moi : J'arrive tout de suite papa.

Prenant mon sac de cours, je descendis l'escalier quatre à quatre, prenant garde à ne pas me fracturer la cheville, dans les vieilles marches. Quand j'entrai dans la cuisine, j'y trouvai Charlie, devant son café, l'air pressé comme à son habitude.

Moi : Je ne comprendrais jamais pourquoi tu te dépêches autant alors que tu es toujours en avance.

Charlie : Le travail n'attend pas Bella. Tu ferais bien d'en prendre de la graine.

En prendre de la graine ? Que voulait-il dire par là ?

Moi : Est-ce que je dois comprendre quelque chose au sens de ta phrase ?

Charlie : Oublie ce que je viens de dire. C'est sans importance.

Moi : Papa, j'ai toujours été franche avec toi, tu peux bien en faire autant, tu ne crois pas ?

Un mensonge de plus à ton actif Bella. J'avais conscience de changer au contact d'Edward et de sa famille, mais c'était plus fort que moi. Qui savait combien de temps je pourrais être à ses côtés ? Après tout, lui était immortel, alors que moi j'étais ... juste moi, Bella.

Charlie : Je trouve que tu as changé ma chérie et je m'en inquiète.

Moi : Tu n'as pas à t'en faire pour moi, je suis une grande fille et je sais très bien ce que je fais.

Charlie : Je ne suis pas le seul à penser ça, tu sais.

Moi qui n'écoutai ce que Charlie disait sans vraiment faire attention, j'étais maintenant toute ouïe. Quelqu'un s'était-il plaint de mon comportement ? J'étais pourtant irréprochable, bien que je n'étais plus aussi présente aux côtés de Mike, Jessica et des autres.

Moi : Qui d'autre pense comme toi ?

Charlie : Tes amis. Mike et Jessica sont passés hier. Ils trouvent que tu as beaucoup changé depuis quelques temps.

Moi : Je n'ai pas changé papa, je suis toujours la même. Ce sont eux qui se font des idées.

Charlie : Tu passes beaucoup de temps avec les Cullen je trouve.

C'était donc ça. Bien que mon père se soit fait discret quand à ce qu'il pensait de mes fréquentations, je savais bien qu'il ne se réjouissait pas de mes relations avec la famille d'Edward.

Moi : J'en ai marre de vous tous à la fin ! Pourquoi est-ce que vous les jugez tous alors que vous ne savez absolument rien d'eux !

Charlie : Je ne les juge pas ma chérie. C'est vrai que je trouve que cette famille est un peu bizarre, mais je pense que tu ne devrais pas mettre entre parenthèses tes autres amis.

Moi : J'ai enfin des amis avec qui je me sens bien, pourquoi tu n'es pas content pour moi ?

Charlie : Je le suis Bella, vraiment, mais je veux juste que tu sois prudente.

Moi : Que veux-tu qu'il m'arrive enfin ? C'est ridicule.

Je me leva et prit mes affaires quand mon père me prit par les épaules.

Charlie : Tu es ma fille unique Bella, je ne cherche qu'à te protéger en faisant ça. Je n'ai absolument rien contre ces gens.

Moi : Vraiment ? C'est pas l'impression que j'ai quand je t'entends parler.

Mon père soupira, puis finit par me lacher. Jetant un rapide coup d'oeil par la fenêtre de la cuisine, je vis qu'Edward m'attendait déjà, appuyé contre sa volvo grise.

Moi : J'y vais papa, à ce soir.

Charlie : Tu rentres tard ?

Moi : Je serais là pour dîner.

Je déposai un baiser sur la joue de mon père, pris ma veste qui était restée sur la chaise et sortis. Un large sourire apparut sur mon visage quand je l'apperçus. Sa beauté me coupa le souffle, comme chaque fois que je le regardai. Je n'en revenais toujours pas qu'il m'ait choisie, moi. Il ne bougeait pas, mais me souriait et comme toujours, j'eus l'impression qu'il pouvait tout deviner de moi, que chaque pensée se lisait sur mon visage, ce qui n'était pourtant pas le cas.


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# Posté le jeudi 24 juillet 2008 15:46

Modifié le samedi 09 août 2008 14:38

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