Moi : Est-ce que ça va ? On aurait dit que tu étais parti.
Edward se voulant rassurant : Je vais bien, ne t'inquiète pas.
Alice et moi le regardions toujours, ne croyant pas une seule seconde qu'il allait bien. Il en fallait beaucoup pour qu'Edward soit perturbé et il était évident que quelque chose s'était produit. Restait à découvrir quoi.
Alice : Tu es peut être le plus rapide de nous tous, mais en tant que menteur tu n'est pas à la hauteur.
Un grondement provenant de la gorge d'Edward se fit entendre. De toute évidence, il ne tenait plus à parler de ce qui venait de se passer. Le frère et la soeur s'affrontaient du regard durant ce qui me parrut être des heures. Le son strident de la sonnerie mit fin à cet affrontement. Alice partit de son côté, tandis qu'Edward me prit par la main, m'entraînant à sa suite. Il marchait d'un pas rapide et sûr de lui, sans dire un mot. Abandonner ne faisait pas parti de mes habitudes, je decidais donc d'essayer d'en savoir plus sur son étrange comportement.
Moi : Qu'est-ce qui s'est passé tout à l'heure ?
Edward : Rien.
Moi : Ca ne peut tout de même pas être pire que tout ce que je sais déjà à ton sujet, si ?
Edward : Bella, je ne tiens pas à parler de ça.
Il s'arrête devant ma salle de classe. Nous étions arrivés avant que je n'ai eu le temps de me rendre compte d'être entrée dans le bâtiment. Je pris ses mains froides comme la glace et dures comme le marbre dans les miennes et plongeai mes yeux dans les siens. Je savais qu'il ne me dirait rien tant qu'il ne l'aurait pas décidé.
Edward : Je ne veux pas que tu sois inquiète. Tout va bien.
Il essayait de me rassurer comme à son habitude, même cette fois-ci, c'était peine perdue. Il était inquiet et son inquiètude était contagieuse.
Moi : Si tu le dis.
Il prit mon visage entre ses mains et déposa un baiser sur mes lèvres. Comme chaque fois qu'il m'embrassait, j'eus l'impression d'être dans un manère infernal qui ne s'arrêterait jamais de tourner, ce qui l'amusait beaucoup.
Moi : Quand est-ce que tes baises arrêteront de me faire ça ?
Il avait l'air de beaucoup s'amuser de l'effet qu'il avait sur moi.
Edward : Jamais j'espère. Tu ferais bien d'entrer en classe, tu vas être en retard.
Suivant son conseil, je rentrai en classe, le laissant aller à son cours. Repérant Jessica assise au fond de la classe, je vins à sa rencontre et posais mes affaires sur la table près de la sienne. Au bruit de mon sac sur le bois du pupitre, elle leva les yeux vers moi et esquissa un sourire qui se voulait enjoué. Jess n'étant pas très bonne comédienne, je sus que quelque chose n'allait pas.
Moi : Salut Jess, comment vas-tu ?
Jessica : Bien et toi ?
Moi : Fatiguée.
Jessica à voix basse : Tu m'étonnes.
Moi : Un problème ?
Jessica : Aucun.
Moi : Vraiment ? Tu vas pouvoir m'expliquer pourquoi tu es aussi distante avec moi ces derniers temps, alors ?
Jessica leva les yeux vers moi, l'air ahuri.
Jessica : C'est marrant, j'allais dire la même chose à propos de toi. Sous pretexte que tu as un petit copain et de nouveaux amis, tu nous mets complètement de côté.
Moi : Tu exagères.
Jessica : J'exagère ? Dis moi à quand remonte notre dernière sortie entre filles, alors ? Attends que je réfléchisse un instant ... Ah oui, ça me revient maintenant. Notre virée à Port Angeles, tu sais, cette soirée où Edward est arrivé comme par miracle.
Moi : Tu es ridicule, on dirait une gamine qui fait un caprice.
Jessica : Je ne fais aucun caprice, je me rends seulement compte que Lauren avait raison à ton sujet.
Le colère commençait à m'envahir, se faisant de plus en plus présente et violente.
Moi : A quel propos ?
Jessica : Tu jouais les bonnes copines à ton arrivée à Forks, mais sitôt qu'Edward a commencé à s'intéresser à toi, tu nous a mis de côté.
Moi : Je t'en prie, tu vas peut être me dire que tu veux devenir amie avec eux ? Tu aurais voulu quoi ? Que je choisisse entre eux et vous ?
Jessica : Pourquoi pas ? Depuis que tu les fréquentes, tu as beaucoup changé Bella. Je m'inquiète beaucoup pour toi.
Moi : J'en ai de la chance, tout le monde s'inquiète pour moi ces temps-ci.
... : Tu ne devrais pas prendre ça à la plaisanterie Bella, Jessica a raison.
Me retournant, je vis que Mike me toisait, son regard enfantin et énamouré posé sur moi.
Moi : Qu'est-ce que vous avez tous les deux aujourd'hui ? Vous avez décidé de vous liguer contre moi, c'est ça ?
Mike : Ne sois pas bête, voyons. Si on te dit ça, c'est parce qu'on tient beaucoup à toi.
Moi : Vous avez une manière assez spéciale de le montrer.
Mike : Ne le prends pas comme ça.
Moi : Je devrais le prendre comment selon toi ? Vous vous permettez de parler alors que vous ne savez rien.
Jessica : La faute à qui ?
Mike : Ce n'est pas une attaque contre toi Bella, mais si on ne sait rien, c'est parce que tu ne te confies pas à nous.
Moi : Je ne peux pas.
Jessica : Ca t'aide à avoir bonne conscience j'espère ? Parce ne compte pas sur nous pour te ramasser quand tu seras en mille morceaux, Bella.
Je ne répondis pas, préférant me taire que de dire des choses que je pourrais regretter par la suite. Pourquoi tout le monde se méfiait-il ainsi de la famille Cullen ? A mes yeux il n'y avait pas famille plus adorable et prévenante que la leur, si ce n'est Rosalie, la soeur d'Edward qui ne me portait pas vraiment dans son coeur, loin de là, même. En cet instant de ma vie, j'étais bien loin d'imaginer les raisons qui faisaient qu'elle se méfiait de moi.
Des reproches de Mike et Jessica ?
Du comportement d'Edward ?
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