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La visite d'Esmée et les propos qu'elle m'avait tenus m'avaient secouée. Je sursautais à chaque grincement, chaque bruit comme si Lyna allait surgir par la fenêtre et me sauter à la gorge. Les paroles d'Esmée résonnaient encore dans mon esprit. Et si Lyna était un vampire avec plus d'expérience encore que les Cullen ? Ayant vu de quoi ils étaient capables, cette possibilité n'était pas pour me rassurer. J'étais convaincue que mes anges gardients ne la laisseraient pas me toucher si telles étaient ses intentions, mais une bavure pouvait toujours arriver. Mentir comme toujours, voilà ce que j'allais devoir faire, inventer de nouveaux mensonges pour expliquer mon inquiétude et le fait que j'allais passer encore plus de temps que d'ordinaire avec les Cullen. J'essayais de faire mes devoirs, mais dans un état d'énervement pareil, les motes que je lisaient ne s'imprimaient pas, la concentration n'était que peu désireuse à coopérer ce soir-là. Jetant un coup d'oeil au réveil, je vis que les chiffres rouges affichaient dix heures du soir. Charlie n'allait pas tarder à s'endormir et Edward à arriver. Profitant de ce moment de solitude, j'en profitais pour consulter mes mails. Un message de mère, elle me repprochait que je ne donne pas assez de nouvelles mais changeait de ton en me racontant les derniers potins du quartier en m'expliquant en détails l'arrivée de ses nouveaux voisins avec un maximum de détails sur tous les membres de la famille. Je répondis rapidement une réponse qui se voulait enjouée, mais le coeur n'y était pas vraiment. J'éteignis l'ordinateur et me rendis dans la salle de bains. Après un rapide brossage de dents, un coup de brosse dans les cheveux et avoir enfilée ma tenue pour la nuit, je regagnais ma chambre. Edward était là, confortablement installé sur mon lit, ses bras passés derrière sa tête et il me regardait, un large sourire se dessinant sur son visage d'Apolon.

Moi : Un jour il faudra que tu m'expliques.

Edward haussa un sourcil, il ne comprenait visiblement pas ce à quoi je faisais allusion.

Edward : Quoi donc ?

Prenant un air renfrogné, je vins m'asseoir sur le lit, à ses côtés.

Moi : Comment tu fais pour entrer ici sans que je ne t'entende.

Il éclata de rire, ce qui me rendit plus grincheuse que je ne l'étais déjà. C'était dans ce genre de situations que je me rendais compte des différences qu'il y avait entre nous. J'avais souvent l'impression dans des cas semblables à celui-ci d'être une gamine en admiration devant son professeur.

Edward : N'oublies pas que je suis un vampire. Quel avantage pourrais-je tirer de la situation si je n'avais pas des capacités que les humains ne possèdent pas ?

Moi : Tu veux vraiment me rendre folle ? Tu sais que c'est en disant des choses pareilles que je finis par mourir d'envie d'être un vampire.

Edward : Ne va pas sur ce terrain là, tu sais ce que je pense de l'idée de faire de toi un vampire et je n'ai pas changé d'opinion. Je ne te transformerais pas.

Moi : C'est tellement injuste.

Edward : Tu sais Bella, je crois que tu ne vois que les bons côtés de la vie de vampire ; la force, la rapidité, l'attirance que nous excerçons sur les autres, mais il y a aussi le revers de la médaille à prendre en compte.

Moi : Comme quoi par exemple ?

Edward ne répondit pas tout de suite. Il tendit les bras dans ma direction, m'invitant à venir dans ses bras. Je me rapprochais de lui, posant ma tête sur son torse, tandis qu'il passait ses bras autour de mon corps, emprisonnant ma taille.

Edward : Quand Carlisle a fait de moi ce que je suis aujourd'hui, j'ai du renoncer à tout ce que j'avais ; mes amis, ma famille, ma ville. Tu crois que tu serais prête à laisser tomber Charlie, ou encore ta mère ?

Moi : Pour toi oui.

Edward : C'est aussi ce que je disais. Je croyais en l'existance de quelque chose, quelque chose qui serait différent des humains, je voulais être différent et j'étais certain que je pourrais tout quitter sans avoir de remords pour mon ancienne vie, mais il y a des choses qui me manquent, comme le goût des aliments, la chaleur du soleil sur mon visage, des choses sans importance qui font toute la différence par la suite. Tu comprends ce que je veux dire ?

Moi : Oui, mais ...

Edward : Bella, si je me conduis comme ça avec toi, c'est pas pour t'embêter, c'est parce que je t'aime trop pour imaginer ce que serait ma vie si je venais à te perdre. Rien que d'imaginer que je puisse te perdre, j'en deviens fou.

Moi : Il n'y a aucune raison que tu me perdes ... à moins que tu ne me caches des choses ?

Edward : J'ai essayé de tirer des informations à Alice, mais elle n'a eu aucune nouvelle vision. Quand à Carlisle il veut que je me tienne à l'écart de tout ça.

Moi : Esmée est venue me voir tout à l'heure.

Edward se redressa à moitié, plus qu'étonné de la révélation que je venais de lui faire.

Edward : Quoi ?? Et qu'est-ce qu'elle te voulait ?

Moi : Elle s'inquiètait à propos de Lyna. Elle dit qu'il est fortement possible pour que ce soit un vampire, peut être même plus forte que vous.

Edward ne bougait plus, si je n'avais pas su qu'il il était ... ce qu'il était, j'aurais sans doute pensé qu'il était une statue de pierre.

Edward : Raison de plus pour que tu l'évites. Qu'elle te parle ou non, ne l'approche pas.

Moi : Et si ce n'est qu'une simple mortelle ? Tu veux vraiment que je passe pour plus associale que je ne le suis déjà.

Edward me toisait, ses yeux lançaient des éclairs.

Edward : Je me fiche bien pas mal de ta réputation, pour moi le plus importement est de te garder en vie. Je préfère que tu attendes qu'on sache qui il est vraiment. Toutes ces choses qui se passent au même moment ne me plaisent pas du tout.

Moi : Si Alice n'a rien remarqué alors qu'elle est passée à moins d'un mètre de nous, comment savoir si Lyna est ou non humaine ?

Edward : Si c'est un vampire, elle finira tôt ou tard par se faire repérer, la soif est parfois si forte que certains vampires en oublient d'être prudents. Le mieux à faire en attendant, c'est de garder un oeil sur elle.

Moi : Et si c'est un vampire ?

Edward : Alors nous prendrons les mesures qui s'imposent en fonction de ce qu'elle veut et de si elle représente une menace.

Moi : Tu ne crois pas que son arrivée ici soit le fruit du hasard, n'est-ce pas ?

Edward : Pour moi, le hasard est quelque chose d'inexistant.

Moi : Ne compte pas sur moi pour rester cacher dans mon coin en attendant d'en savoir plus sur elle.

Edward : Je ne t'en demande pas tant, seulement tu vas devoir supporter ma présence à tes côtés.

Un large sourire étira mes lèvres. Plus de temps aux côtés d'Edward ? Ca ne me posait pas le moindre problème, bien au contraire. J'étais certes heureuse, j'allais passer pratiquement la totalité de mes jours et nuits à ses côtés, mais il devait vraiment être inquiet pour estimer cela plus prudent.


Que pensez-vous de cette scène Edward - Bella ?

Pensez-vous que Lyna représente un réel danger pour Lyna ?

Lyna va-t-elle chercher à revoir Bella ?

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# Posté le dimanche 27 juillet 2008 14:25

Modifié le samedi 09 août 2008 14:41

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Ce matin-là, quand j'ouvris les yeux, Edward n'était plus là. Toutes sortes d'idées me passèrent en tête jusqu'à ce que je les en chasse. Si Edward était parti sans un mot d'explication, c'est qu'il y avait probablement une bonne raison. Me relevant dans mon lit, à présent vide de la présence réconfortante d'Edward, je me frottais les yeux, reprenant mes esprits et m'habituant à la lumière du jour. Me rendant compte que quelqu'un se trouvait de la fenêtre, je paniquais soudain, jusqu'à ce que je comprenne que ce quelqu'un n'était autre que Rosalie, ce qui, d'un certain côté n'était pas très rassurant étant donné que je devais être la personne qu'elle aimait le moins en ce monde. Elle m'avait sans doute entendu m'agiter, mais n'en montra rien. Elle restait plantée devant la fenêtre semblant trouver passionnant ce qui se passait dehors. Après un dernier regard à son intention, je me rendis dans la salle de bains ou je pris une douche rapide, me brossa les dents et m'habilla. Retournant dans ma chambre, je vis que Rosalie avait changé de position. Elle était maintenant assise sur mon vieux fauteuil, les jambes croisées et elle m'observait. Je ne sus tout d'abord comment réagir, devais-je lui sourire, ou rester de glace, imitant son comportement inchangeable avec moi ? Ne me laissant pas le temps d'étudier la question, elle se leva et vint se planter devant moi, les bras croisés sur la poitrine. Un semblant de sourire vint se planter sur ses lèvres, à moins que ce ne soit mon imagination qui ne me joua des tours, une fois de plus.

Rosalie : J'imagine que je ne suis pas tout à fait la personne que tu t'attendais à voir en te réveillant ?

Moi : Disons que je suis surprise. Où est Edward ?

Rosalie : Carlisle a appelé pendant que tu dormais, il voulait lui parler. Edward a demandé à ce que l'un d'entre nous vienne te surveiller et me voilà.

Moi : Tu ne dois pas être ravie d'être ici ...

Rosalie : Pourquoi dis-tu cela ?

Moi : Je sais bien que tu ne m'aimes pas beaucoup, alors passer toute une nuit à faire en sorte que personne ne vieille me trancher la gorge ou autre fantaisie tout aussi agréable, j'imagine que ce n'est pas un rêve qui devient réalité pour toi.

Rosalie : Bella, pourquoi penses-tu que je te déteste ?

Moi : Tu te montres toujours glaciale avec moi.

Rosalie : Aurais-tu oublié que je suis un vampire ?

Moi :Tu vois très bien où je veux en venir Rosalie, ne joue pas sur les mots.

Rosalie : Pardonne moi. Vraiment Bella, je n'ai absolument rien contre toi, au contraire. Je me réjouis que tu sois avec mon frère. Depuis que je suis ... ce que je suis, je ne l'ai jamais vu aussi heureux que maintenant, quand il ne se fait pas un sang d'ancre pour toi bien sûr.

Moi : Si tu ne me détestes pas comme je le crois, pourquoi es-tu aussi peu amère avec moi ?

Rosalie ne s'attendant apparemment pas à cette question. Pour la première fois depuis que je la connaissais, elle sembait être prise de cours, elle ne s'attendait pas à ce que je lui pose cette question. Elle ouvrit la bouche, comme si elle allait répondre quelque chose, puis se ravisa. Me tournant le dos, elle revint se poster près de la fenêtre.

Moi : Je t'en prie, dis moi pourquoi.

Rosalie : Je ne suis pas un vampire depuis très longtemps tu sais. Quand j'ai été mordue par Carlisle, j'avais à peine vingt ans, toute la vie devant moi, j'allais même me marier, mais bien sûr, ma transformation a tout chamboulé dans mes plans.

Moi : C'était il y a combien de temps ?

Rosalie : Trente ans.

Moi : Qu'est-ce qui s'est passé pour que tu ne puisses pas continuer à vivre comme une humaine ?

Rosalie : J'ai été violée Bella, je ne saurais dire par qui, ni combien de fois, de toute manière ils sont tous morts aujourd'hui.

Moi : Es-tu liée à leur mort ?

Elle ne répondit pas tout de suite, se contentant de me faire face et d'emettre un faible sourire.

Rosalie : Je ne pouvais pas laisser les responsables de ma mort continuer à vivre tranquillement après ce que j'avais subi par leur faute, alors je me suis vengée. Tu comprends maintenant ?

Moi : Au risque de passer pour une sombre idiote, je dois bien avouer que c'est encore un peu flou.

Rosalie : Voir ce que tu fais de ta vie me rend folle. Tu voudrais devenir comme nous pour rester durant des siècles durant aurpès d'Edward et je peux parfaitement le comprendre, mais savoir que tu es prête à renoncer à tout le reste me rend folle. Etre vivant, il n'y a rien de plus vrai même si tu n'en es pas consciente.

Moi : Si je reste telle que je suis, je le perdrais un jour ou l'autre. Et si je perds l'amour, la vie n'a plus de raison d'être.

Rosalie : Ce que tu dis n'est pas sans sens, mais que tu deviennes un jour l'une des notres ou non, tu ferais bien de peser le pour et le contre des changements que ça impliquerait dans ta vie, sans prendre en compte ton amour pour mon frère. Tu ne vois que ça et j'imagine qu'à ta place je penserais de la même manière Bella, mais si tu ne vois pas plus loin que ça, tu risques d'avoir des regrets et ça, je pense qu'aucun de nous ne le supporterait.

J'allais répondre quelque chose, mais des pas dans l'escalier m'interrompirent. Au moment où la porte s'ouvrait, Rosalie disparut par la fenêtre. Quelques secondes plus tard, Charlie entrait dans la pièce.

Charlie : Ah tu es levée ! Il me semblait bien avoir entendu du bruit.

Moi : J'arrive tout de suite.

Charlie : Est-ce que ça va ? Tu as la tête de quelqu'un qui n'a pas dormi depuis un moment.

Moi : Des cauchemars, rien de plus. Ne t'en fais pas.

Charlie : Je ne suis pas inquiet, je me renseigne seulement sur l'état de santé de ma fille.

Moi : Mais c'est moi qui devrait être inquiète, tu as le front plissé et je sais très bien que lorsque ça arrive, c'est que tu es soucieux de quelque chose. J'espère que tu ne t'inquiètes pas pour moi ?

Charlie : A vrai dire je suis inquiet des attaques qui ont eu lieu ces derniers jours.

Moi : Quelles attaques ?

Charlie : A vrai dire je n'en sais pas beaucoup sur cette affaire. J'imagine que ce sont des ours, mais le fait que nous n'ayons encore rien trouvé dans cette fichue forêt ne me rassure pas vraiment.

Moi : Ca dure depuis combien de temps ?

Charlie : Quelques jours, mais il faudrait y mettre un terme avant qu'il n'y ait de nouveaux blessés.

Je ne répondis pas, faisant tout de suite le lien avec Lyna. Tout semblait la désigner comme vampire, et si ses attaques étaient son oeuvre, j'avais fort à parier que sa visite de la veille était une sorte de repérage.

Charlie : Bella ? Chérie, tu m'entends ?

Moi : Oui désolée, j'étais ailleurs.

Charlie : Je ne veux pas que tu t'inquiètes de cet ours ... ou chose, quoi que ça puisse être. On ne va pas tarder à le neutraliser et mettre hors d'état de nuire.

Moi : Faites attention, après tout, vous n'avez aucune certitude qu'il s'agisse là d'un ours.

Rien ne certifiait qu'il s'agisse d'un ours, comme mon père le pensait; Personnellement le nom de Lyna pourrait aussi bien être écrit sur le corps des victimes que ça ne ferait aucune différence pour moi. Les Cullen n'avaient plus besoin de me dire de me méfier de cette nouvelle ou de rester éloignée d'elle, je n'avais en aucun cas l'intention de me retrouver seule avec elle.


Que pensez-vous de la présence de Rosalie dans la chambre de Bella ?

De ce qu'elle lui dit ?

Des attaques dans la forêt ?

Que Bella fasse un lien avec Lyna ?

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# Posté le mardi 29 juillet 2008 03:27

Modifié le samedi 09 août 2008 14:41

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Je descendis l'escalier, suivant mon père, tout en me demandant si les questions qui le hantaient depuis quelques temps avaient disparues ou bien si elles étaient toujours présentes, n'attendant que la bonne occasion pour se manifester de nouveau. Il faut croire qu'aujourd'hui était mon jour de chance, Charlie étant pressé de se remettre sur l'affaire " attaques dans la forêt ", il ne prit pas la peine d'avaler quoi que ce soit et se dépêcha de filer. Quelques secondes à peine après que la voiture de service eut démarrer, Rosalie se trouvait dans la cuisine.

Moi : Je me demande si j'arriverais un jour à m'y faire.

Rosalie : Les attaques ne sont pas aussi fréquentes que ça en général. Elles étaient même très rares avant.

Moi : Ce n'est pas aux attaques que je faisais allusion.

Rosalie : De quoi parles-tu dans ce cas ?

Moi : De vos pouvoirs.

Rosalie : Nos pouvoirs ? Je t'en prie utilise plutôt le terme dons. Quand tu parles de pouvoirs, j'ai l'impression d'être dans " Ma sorcière bien aimée ".

Moi : Ce n'est pourtant pas vraiment de ta ... génération.

Rosalie : Et bien disons qu'il m'a fallut un certain temps pour comprendre que je ne serais plus jamais humaine et en faire le deuil si je peux dire. Quand on pense que je m'accrochais à cela pour me convaincre que j'étais toujours normale, c'est vraiment ridicule.

Moi : Je ne trouve pas.

Rosalie releva les yeux et me regarda, visiblement surprise.

Rosalie : Vraiment ?

Moi : Oui. Malgré tous les aspects supers de la vie de vampire, j'imagine que renoncer à tout du jour au lendemain n'est pas facile.

Rosalie : Ce discours est de toi ou d'Edward ?

Moi : J'imagine qu'il y a un peu des deux, mais en y réfléchissant, je suis plutôt d'accord. Tu regrettes toujours ?

Rosalie : D'être un vampire ? J'en sais trop rien. D'un côté, je me dis que personne ne pourra plus jamais me faire de mal, que je serais toujours à même de me défendre de tout et de tous. Tu connais la chanson, la vitesse, la force, la beauté, tout ça, c'est génial, mais d'un autre côté, j'aurais toujours cette apparence. Je suis plutôt contente d'être comme je suis, physiquement parlant je veux dire, mais il y a des choses que je ne pourrais jamais vivre. Quand tu analyses le tout, tu te rends vite compte qu'il y a plus de points négatifs.

Moi : Tu essaies de me faire renoncer, pas vrai ?

Rosalie : Personne ne peut choisir à ta place. Personnellement, que tu deviennes ou non un vampire ne fait pas la moindre différence à mes yeux. Je t'accepte telle que tu es, même s'il serait sans doute plus simple pour nous que tu sois une des notres, par rapport à ... ton odeur, je veux dire.

Moi : Pourquoi Edward y est tellement opposé alors ?

Rosalie : Il repense à sa propre transformation j'imagine.

Moi : Et alors ?

Rosalie : Je ne sais pas si je devrais te dire tout ça, mais passer du stage de simple mortel à vampire, ce n'est pas une merveilleuse aventure, contrairement à ce que tu sembles croire.

Moi : Comment c'est ?

Rosalie : Je ne sais pas si on le vit tous de la même manière, j'imagine que non. Je ne me rappelle pas tout dans les moindres détails, mais la douleur, je crois que je m'en souviendrais toujours. J'avais l'impression que mon corps prenait feu, qu'on m'enfonçait des milliers de couteaux dans chaque parti de mon corps à chaque seconde qui passait. La douleur était telle que j'avais l'impression de devenir folle, je crois même que j'étais en train de le devenir.

Moi : Comment as-tu tenu la coup ?

Rosalie : Grace à Carlisle, j'imagine que sans lui, je me serais sans doute suicidée. La plupart du temps, il m'administrait des piqures pour que la douleur soit moins vive, mais elle était tout de même présente. Je n'ose même pas imaginer comment lui a pu endurer toute cette souffrance. Je lui dois tellement de choses.

Rosalie me donnait l'impression de parler plus pour elle même qu'à moi. Les yeux dans le vague, elle ne semblait plus être la femme si hostile avec moi, mais presque une petite fille qui avait tout perdu dans la vie. Elle parrut soudain se rappeler de ma présence dans la pièce, car elle sursauta, comme si quelqu'un l'avait réveillée d'un long sommeil et posa ses yeux sur mon visage, me souriant.

Rosalie : Je suis désolée, Bella.

Je la regardais, étonnée par ce qu'elle venait de dire, tout en me demandant de quoi Rosalie Hale pouvait bien être désolée.

Mais de quoi ?

Rosalie : Du comportement que j'ai pu avoir avec toi par le passé. Je me rends compte que ce n'était pas seulement par jalousie de la vie que tu as, mais aussi parce que j'avais peur. Je ne te connaissais pas tu comprends, alors je me disais que rien ne t'empêchait de tout révéler à notre sujet, sur notre identité.

Moi : Je comprends. J'imagine que j'aurai eu les mêmes craintes à ta place. Mais jamais je ne dévoilerais la vérité sur votre sujet. Jamais.

Rosalie : Je le sais maintenant. On ferait bien d'y aller si on ne veut pas être en retard. Bella, même si nous sommes là pour veiller à ce qu'il ne t'arrive rien, reste sur tes gardes et le plus éloignée possible de cette Lyna.

Moi : Tu peux me croire, après tout ce que je sais, je ne vais certainement pas me jeter dans la gueule du loup. Surtout depuis que je suis au courant de ces attaques.

Rosalie : Il est possible que ce soit seulement le fruit du hasard, tu sais ?

Moi : Au même moment où elle arrive ? J'en doute.

Lavant rapidement la vaisselle de mon petit déjeuner, j'attrapais ensuite mon sac de cours et suivit Rosalie au dehors et montais dans sa magnifique voiture décapotable rouge. J'en étais maintenant convaincue, quelles que soient les intentions de Lyna, le pire restait à venir.


Et oui on en découvre un peu plus sur Rosalie Hale.

Vous aimez toujours ?

Que pensez-vous de la relation Rosalie - Bella ?

Des attaques ?

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# Posté le mardi 29 juillet 2008 05:18

Modifié le samedi 09 août 2008 14:42

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Je m'étais à peine rendue compte que nous roulions, que déjà, la décapotable de Rosalie s'arrêtait. Comme chaque fois qu'elle était dans les parages, tous les regards se tournèrent vers elle. Les filles la regardaient, jalouses de sa beauté et les garçons étaient admiratifs devant sa voiture. Moi, j'étais gênée, je n'avais pas l'habitude d'être le centre d'intérêt de qui que ce soit et j'avais peur que cet intérêt soudain ne provoque une nouvelle catastrophe de ma part.

Rosalie : Ne sois pas aussi nerveuse, sinon les gens pourraient finir par penser que tu n'es pas dans cette voiture de ton plein gré.

Moi : Navrée, c'est juste que ... je n'ai pas l'habitude d'avoir autant de regards posés sur moi.

Rosalie : Reste naturelle et tout ira bien.

Moi : Naturelle ? Tu oublies que lorsque je suis naturelle je finis en général par me casser la figure ... quand j'ai de la chance.

Rosalie : J'avais oublié que tu étais une catastrophe ambulante. Elle leva les yeux au ciel. Amène-toi, Jasper nous attend là-bas.

Suivant le regard de Rosalie, je vis qu'en effet Jasper se tenait près du hall d'entrée et qu'à ses côtés, se tenaient Edward et Alice. Dès qu'il me virent, Alice et Edward se précipitèrent vers nous, Alice me sautant presque au cou, heureuse de me voir, comme toujours.

Alice : Vous vous êtes supportées toutes les deux ?

Edward s'approcha de moi et m'embrassa tendrement. Les quelques secondes que durèrent son baiser me parrurent trop courtes, comme toujours, mais c'était néanmoins une bonne façon de commencer cette journée qui s'annonçait très longue. Se retirant, il prit ma main dans la sienne, tandis que l'autre se glissait autour de ma taille.

Rosalie : Je t'en prie, tu es ridicule parfois. Tu t'attendais à quoi exactement ?

Alice : Avec toi je ne sais jamais à quoi m'attendre, c'est bien ça le problème.

Jasper : Ne me dites pas qu'un a un nouveau sur les bras ?

Rosalie : Pour l'amour du ciel non, si tu oublies Alice.

Alice frappa sa soeur sur le bras et l'inspace d'un instant j'eus l'impression que les Cullen étaient normaux. D'une certaine façon, ils l'étaient. Aussi normaux que pouaient être des vampires qui allaient en cours et essayaient d'avoir une existance normale en s'attirant le moins de problèmes possibles sans se faire remarquer des autres.

Rosalie : Vous avez du nouveau ?

Jasper : Pas vraiment ...

Moi : Pas vraiment oui ou pas vraiment non ?

Personne ne répondit. Quelque chose clochait, je le sentais. Pourquoi ne me disaient-ils rien de ce qu'il se passait. Si j'étais menacée, j'avais tout de même le droit d'en être informée, non ? Mais il semblait que mes vampires préférés n'étaient pas de cet avis.

Edward : Lyna n'est pas la seule nouvelle en ville. A l'université du coin, il y a également deux nouveaux.

Rosalie : Pourquoi est-ce que je suis toujours la dernière à être courant de choses comme ça ? Elle soupira et ses yeux semblaient lancer des éclairs. Elle ferma les yeux quelques intants et quand elle les rouvrit, elle était redevenue la Rosalie que j'avais l'habitude de voir. Qu'est-ce que vous savez d'eux ?

Edward : Ils sont discrets, mais ils viennent d'arriver, donc ça n'a peut être aucun rapport.

Alice : Mais il ne faut pas exclure la possiblité qu'il puisse s'agir de vampires.

Rosalie : Je crois que nous n'avons d'autre choix que nous rendre dans les bois. Si ils sont comme nous, ils devront s'y rendre tôt ou tard. Elle tourna la droite de gauche à droite, faisant voler ses cheveux autour de son visage. Ca pourrait expliquer les attaques.

Jasper : Les attaques dans les bois ? J'en ai entendu parler. Des vampires tu penses ?

Rosalie : Possible.

Alors que Jasper allait enchaîner, il s'interrompit. Quelque chose ou plutôt quelqu'un l'en avait empêcher. Il regardait droit devant lui, comme figé. Tous les autres et moi même suivirent son regard. Devant nous arriva celle qui alimentait toutes les conversations en ce moment : Lyna Hewitt. Instinctivement, Edward se rapprocha de moi, comme si Lyna s'apprétait à me sauter dessus. Au lieu de ça, elle me regarda et sourit, toutes dents dehors.

Alice : Cette fille n'est vraiment pas normale.

Jasper : Pas de conclusions hatives Alice. On ne sait rien d'elle après tout. Ce n'est peut être qu'une humaine un peu spéciale.

Alice : Pas de conclusions hatives ? Tu te fiches de moi j'espère ! Ce n'est pas toi ce matin, qui jurait comme un chartier à son encontre ?

Jasper : Tout le monde peut avoir des moments d'égarement.

La sonnerie retentit, empêchant Alice de répondre par une de ses répliques coupantes, dont elle était la seule à avoir le secret. Edward m'entraînait avec lui, tandis que les autres s'éparpillaient dans des directions opposés.

Moi : Tu vas me le dire cette fois ?

Edward : Te dire quoi ?

Moi : La raison pour laquelle Carlisle t'a rappelé en pleine nuit.

Edward : Il voulait que je mène ma propre enquête. Je suis le plus rapide, alors il a jugé qu'il serait plus prudent que ce soit moi qui m'en occupe.

Moi : Et ... ?

Edward : Je ne sais pas où ils se cachent. Qui qu'ils soient, ils sont vraiment forts, je pense.

Moi : Mauvais ?

Edward : Aucune idée.

Je voulais lui poser d'autres questions, savoir si il y avait lieu de s'inquièter ou si la situation était sous contrôle, mais malheureusement, j'allais devoir reporter mes questions à plus tard. Nous étions déjà arrivés.

Moi : Tu ne partira pas cette fois ?

Edward : Promis.

J'entrais dans la salle, une boule au ventre comme chaque fois que j'étais séparée de lui. Dans une heure, nous serions de nouveau ensemble, je savais que mon attitude était tout simplement ridicule, mais c'était plus fort que moi, je ne pouvais m'empêcher de me montrer inquiète, à la fois pour ma propre survie, mais aussi pour la leur. Alors que j'allais pour m'installer à côté d'Angéla, qui était seule, mon regard fut attiré par le fond de la classe. Une minute, l'air me manqua et je me retins à la table la plus proche de moi pour ne pas tomber. Elle était là.


Qui sont ses nouveaux à l'université ?

Que pensez-vous du fait que Lyna soit dans la même classe que Bella ?

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# Posté le mardi 29 juillet 2008 08:39

Modifié le samedi 09 août 2008 14:42

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Elle était là. Ses yeux étaient posés sur moi et j'avais l'impression qu'elle pouvait lire à travers moi. Lyna n'était en rien menaçante, en apparence tout du moins, pourtant, un frisson me parcourtut de la tête aux pieds. Préférant mettre un terme à tout cela, me me retournais vers Angela, la seule de mes anciens amis qui était encore gentille avec moi.

Angela : Je suis tellement désolée, Bella.

Je la regardais, surprise.

Moi : Désolée de quoi ?

Angela : Du comportement des autres. Je trouve ça tellement stupide et enfantin.

Moi : Tu penses vraiment ce que tu dis ?

Angela : Bien sûr. Je trouve ça idiot tout ce qu'ils disent sur toi. Personnellement je ne trouve pas étonnant que tu ne veuilles plus être avec eux, quand on voit leur comportement puéril.

Moi : Je ne m'y attendais pas.

Angela : Les amis sont là pour se soutenir, non ?

Moi : Merci Angela. Savoir qu'au moins une personne n'est pas contre moi, ça me va droit au coeur.

Angela : Je pense qu'il y a quelque chose que tu dois savoir.

Moi : Annonce moi la couleur, quelles sont les rumeurs qui circulent sur moi aujourd'hui ?

Angela : Non, en fait ça n'a rien à voir avec Jessica et les autres. C'est à propos de ...

Angela ne termina pas sa phrase, mais son regard se tourna vers Lyna qui regardait ailleurs.

Moi : La nouvelle ?

Angela : Oui. Elle est venue me parler à la sortie hier. Tu étais déjà partie.

Moi : De quoi avez-vous parlé ?

Angela : Principalement de toi. Elle m'a posé beaucoup de questions te concernant.

Les révélations d'Angela me firent froid dans le dos tandis que je me demandais ce que Lyna savait à mon sujet.

Moi : Qu'est-ce que tu lui as dis ??

Angela : Rien de bien spécial, ses questions étaient plutôt précises et je ne te connais pas assez pour avoir pu y répondre.

Moi : Quelles questions ?

Angela : Ta couleur préférée, le parfum que tu mets, ton groupe préféré, ce genre de questions. Si tu veux mon avis, cette Lyna est plus que bizarre.

Pour être bizarre, Lyna l'était. Vampire ou pas qui posait ce genre de questions sur une personne qu'il ne connaissait pas ? Et si elle était effectivement un vampire qui me voulait du mal, en quoi ces informations pouvait-elles lui être utiles ?

Angela : Bella, ça va ? Tu es toute pale.

Moi : Oui ça va. C'est ces attaques, je ne suis pas très rassurée.

Le reste du cours passa tranquillement. La sonnerie retentit enfin et tout le monde se précipita vers la sortie. Lyna passa près de moi, me frôlant au passage. Je sentis qu'elle glissait quelque chose dans la ma poche. J'y plongeais ma main et en ressortit un papier plié en deux. Le dépliant, je vis qu'il y avait un message d'inscrit. Même heure, même endroit. Je dois te parler. Je ne suis pas celle que tu sembles penser que je suis, Bella. Lyna. Je ne savais pas quoi penser de ce message, mais une chose était sûre, les Cullen ne devaient pas en apprendre l'existance. Ce que je m'apprêtais à faire était peut être me jeter dans la gueule du loup, mais je devais savoir. Je voulais savoir. La journée passa avec le sentiment que c'était également ma dernière, mais enfin la sonnerie de fin des cours retention, nous libérant de cette nouvelle journée. Je me demandais comment j'allais pouvoir me rendre au rendez-vous sans mes gardes du corps, mais par chance, Carlisle voulait parler à toute la famille le soir même. Après mille et une recommendations, Edward m'embrassa et me fit promettre de faire attention à moi, de ne rien tenter de dangereux comme à mon habitude. Je lui en fis la promesse, tout en sachant que je ne pourrais pas la respecter. Rejoindre Lyna était plus que dangereux, je le savais parfaitement, mais vivre dans le doute constant n'était tout simplement possible. Charlie n'était pas encore rentré, ce qui fit que je n'eus pas besoin d'explication ma sortie soudaine. Tous sens sortis, je marchais dans les rues, désertes à cette heure-ci, m'attendant à voir surgir Lyna à tout moment. Au moment où je commençais à croire qu'elle ne viendrait plus, une main se posa sur mon épaule. Je me retournais et la découvrit, plus belle que jamais.

Lyna : Tu es venue.

Moi : Pourquoi ?

Lyna : Je ne suis pas certaine de saisir le sens de ta question, Bella.

Moi : Pourquoi t'intéresses-tu autant à moi ? Angela m'a dit que tu lui avais posé un tas de questions à mon sujet, je voudrais savoir pourquoi.

Lyna : Oh ! C'est assez délicat à avouer en fait.

Moi : Je ne sais pas qui tu es en réalité, ni ce que tu veux, mais je pense être en droit de savoir.

Lyna : Tu penses que je suis un vampire, n'est-ce pas ?

Je la regardais, faisant celle qui ne comprenait pas ce à quoi elle faisait illusion.

Lyna : Je t'en prie, ne fais pas celle qui ne sait pas. Je sais que tu es au courant que les vampires ne sont pas seulement un compte de fée destiné à obliger les enfants à être sages. Je sais également que les Cullen sont des vampires et que tu le sais.

Moi : Je ...

Lyna : Tu penses que tous ces meurtres sont liés à moi, n'est-ce pas ? La petite nouvelle qui arrive au moment même où toutes ces attaques ont lieu, plutôt étrange, pas vrai ?

Je ne répondis pas, au lieu de quoi je hochais la tête. Lyna ne semblait pas en colère, au contraire, un sourire étirait maintenant doucement ses lèvres.

Lyna : J'imagine qu'à ta place j'en serais arrivée à la même conclusion. Je suis un vampire qui veut t'arracher la tête ? Quelque chose du genre en tout cas. Tu te tompres du début à la fin Bella, et les Cullen aussi. Je sais bien qu'ils te protègent de moi, qu'ils pensent que je suis un danger, mais ils se trompent de cible.

Moi : Tu ne vas pas me dire que la raison de ton intérêt pour moi est que tu veuilles faire amie - amie avec moi ?

Lyna : Tu m'as l'air plutôt gentille, mais il est vrai que mon intérêt pour toi est ... intéressé si je peux dire. Je sais que tu dois te dire que ma différence n'est pas très rassurante. Je pourrais te tuer maintenant, c'est vrai, je suis plus rapide, plus forte que toi, tu n'aurais donc pas la moindre chance.

Moi : Tu essaies de me faire peur, c'est ça ?

Lyna : Non.

Moi : Qu'est-ce que tu me veux, alors ?


Que pensez-vous d'Angela ?

Du fait que Bella ne dise pas aux Cullen qu'elle aille voir Lyna ?

De ce que dis Lyna à Bella ?

En réalité que veux Lyna à Bella ?

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# Posté le jeudi 31 juillet 2008 08:47

Modifié le samedi 09 août 2008 14:43